La commune de Mano est située à l'extrême nord des landes à la limite de la Gironde (limitrophe avec Hostens et Belin- Beliet), dans le parc régional naturel des Landes de Gascogne.
De la vie trépidante à Lyon, nous sommes passés à une vie calme et naturelle dans les Landes de Gascogne. A l'heure de la retraite nous avons choisi une nouvelle destination et nous avons posé nos valises en Occitanie....
dimanche 11 mars 2018
La commune de Mano
La commune de Mano est située à l'extrême nord des landes à la limite de la Gironde (limitrophe avec Hostens et Belin- Beliet), dans le parc régional naturel des Landes de Gascogne.
vendredi 6 janvier 2017
Mano autrefois
Quelques photos anciennes de Mano.
Les communes furent créées lors de la Révolution française le 14 décembre 1789, afin d'uniformiser le territoire français, divisé jusqu’alors en paroisses, villes ou villages.
La commune de Mano compte actuellement une centaine d’habitants. Les habitants s’appellent les manéens.
Lous Manoureuts : nom des habitants de Mano en Gascon.
Félix Arnaudin appelait les habitants de Mano les Manos
Félix Arnaudin parlait des gens de Mano en parlant des aiguiseurs (afuter les outils)
dimanche 30 juin 2013
mardi 15 décembre 2009
L'airial de Martine Dubourdieu
L’herbe est bien verte ce matin
Fraîchement perlée de rosée
Et sur son voile de satin
Les chênes aiment s’y reposer
Dans ce petit hameau tranquille
Entre landes et voûte des cieux
Loin du brou-ha-ha de la ville
On entend le concert gracieux…
Des oiseaux dont le chant s’éveille
Aux toutes premières lueurs,
Des animaux qui se réveillent
Sont de suite de bonne humeur…
Par le parfum que la nature
Nous offre généreusement
Il n’y a jamais de clôture
Dans la forêt des pins galants…
Où la résine qui diffuse
Sa sève parfumée de miel
Sous les aiguilles qui s’amusent
A toucher le plus haut du ciel…
Je vous invite mes amis
A venir simple et simplement
Pour découvrir ce petit nid
Où dort la nuit timidement
L’airial de Martine Dubourdieu
vendredi 4 décembre 2009
Mon pays d'Eliette Dupouy
« Les Cahiers d’Eliette » de Eliette DUPOUY Collection d’ici et d’antan Editions de la Palombe
Mon Pays
Je t’aime tant mon pays,
Avec ta lande de pins !
Perchée sur mes échasses,
J’ai tant couru la lande,
Mon Dieu, qu’elle est grande !
Je ne voyais rien que des pins
Tout au long du chemin,
Du soir au matin,
J’ai parcouru la Chalosse,
Et puis le Marensin,
J’ai vu toutes les plages
Qui bordent la mer,
Et tous ces esteys
Où se reflètent les pins,
Je suis allée, Dieu vivant,
Jusqu’à Mont-de-Marsan,
J’ai vu les derricks,
Là-bas, à Parentis.
J’ai retrouvé tout çà en arrivant à Lugos,
J’ai vu le Tourne-Boulet (coccinelle)
Son pays, c’est au Muret.
On dit qu’à Belin-Beliet
Les gens ne valent pas
Un coup de sifflet,
Mais à Belhade et à Mano,
Ils valent mieux que tout cela.
Au Barp, à Salles et à Mios,
Je me suis mouillée jusqu’aux os,
Je suis allée faire un tour
Au Bassin d’Arcachon.
Manger des huîtres et des sardines,
Des pétoncles et des moules.
J’ai fait le tour du Bassin.
Je suis montée sur une pinasse.
Je me suis levée bien tôt
Pour aller à Bordeaux.
Je suis allée voir la foire
Et les grands magasins.
Tout ceci était vraiment beau,
Mais j’aime ma tranquilité.
Je m’en suis revenue tout droit,
Vers Belin-Beliet.
J’ai trouvé dans ce recueil de poèmes des textes d’une grande sensibilité et surtout une ouverture sur le monde vu par une petite paysanne qui tout en gardant les vaches dans les prés couchait sur des cahiers d’écoliers ses pensées, ses observations.
mardi 10 novembre 2009
Le gemmage du pin
Le Résinier D’Eliette Dupouy
Au point du jour le résinier
Le matin est levé,
Les pins va pourguer
Et l’écorce enlever.
Nous sommes en janvier
Puis il va cramponner,
De son maillet de bois,
Il va placer le zinc,
Une pointe pour tenir le pot de pin,
Son panier en est plein.
Il va de pin en pin,
Il lui faut se hâter,
Car tout bon résinier
Coupe en Février.
Le hopchot aiguisé,
Pratique pour la saignée.
Les gemmelles coupées à ses pieds ont roulé.
La gemme goutte à goutte
Dans le pot s’égoutte,
Durant toute l’année,
Une fois par semaine va couper,
Six fois dans l’an va ramasser.
Quand le printemps paraît,
Premier amasse fait,
La couarte est dans le seau
Qu’il remplit jusqu’en haut,
De sa palette, il a vidé le pot.
La couarte sur l’épaule chargée,
Au barque va vider.
C’est un grand baquet
Dans la terre enterré,
Puis il faut barrasquer.
Quand septembre a sonné
La carre faut gratter,
Dans la toile de sac au pied du pin étalée
Le barras va tomber,
Puis à la gemme sera mêlé,
Dans la barrique vidée,
Vers la distillerie
Enfin sera partie.
Tu as un beau métier,
Mon pauvre résinier,
Il ne faut pas fumer,
Danger pour la forêt,
Tu as la liberté et la tranquillité.
Ton fils n’a pas compté,
Marcher sur tes données
Il a voulu gemmer,
Oui mais à l’activé
Lorsque tu es passé,
Là au bord du sentier
Tu l’as trouvé tout recroquevillé,
Ton ami l’écureuil,
Il a bu dans le pot de l’eau empoisonnée
L’acide l’a tué !
Tu as vu le berger,
Trois brebis ont crevé
Qui s’y désaltéraient,
Ton fils dépité,
A tout abandonné,
Quand tu auras cessé
Nul pour te remplacer
Un beau métier
A nouveau disparaît.
Les
outils de gemmeur
(informations de Raymond Mano)
Lou
hapchot (gascon) : outil pour tailler la care. Il fait tomber les
gemmelles pour faire couler la résine qui tombe dans le pot Hugues
Lou
hapchot pour tailler les cares hautes.
L’échelle
s’appelait pitey
Rasclette
à barasqua : outil pour la récolte du barras (gemme dure qui
colle sur la care)
L’outil
pour écorser l’emplacement de la care
Le
pousse crampon courbe : outil pour fixer le zinc sur la care au
dessus du pot Hugues
Le
pousse crampon droit : outil pour détourner la gemme sur le
zinc courbe.
La
couarte : sceau pour porter la gemme d’un pin à l’autre
la
couarte en bois date du XIXème siècle
la couarte en zinc date du XXème siècle
La paleute ou palette : outil pour vider les pots Hugues dans la
couarte.
Le zinc sert à faire tomber la gemme dans le pot Hugues.
Le
pot ascentionnel Hugues a été inventé en 1845 par Monsieur Hugues
(avocat bordelais) pour ne plus faire couler la gemme dans un trou au
pied du pin.
La
gemmelle : copeau de bois fait par le hapchot
dimanche 8 novembre 2009
L'airial landais
« Il faut savoir lever le pied, prendre la petite route et s’enfoncer délicatement sur le chemin blanc, pour approcher l’airial, ce lieu de vie ancestral si propice au ressourcement, qui charge d’émotions le paysage landais » (l’airial landais CAUE des Landes )
L'airial désigne, dans les Landes de Gascogne, une clairière au cœur du massif forestier, regroupant quelques maisons et leurs dépendances, grange, bergerie, poulailler...(Wikipédia)
Dans le département des Landes, un airial est une clairière au milieu des pins plantée d'essences diverses, une étendue de pelouse, sur laquelle ont été construits au fil du temps la maison d'habitation et les petits bâtiments d'exploitation nécessaires à une société rurale. (casadei.blog.lemonde.fr commentaire sur le livre de Jean Paul Kauffmann « la maison du retour » Editions NIL)
L’airial :
- c'est une clairière (et non une forêt)
- elle est lumineuse (et non sombre)
- elle est fraîche (et non brûlante)
- elle est vert clair (et non vert foncé)
- elle est habitée (et non déserte)
- elle est ouverte et aérée (et non close et refermée)
- elle est plantée de quelques feuillus : chênes (et non pins).
J.Gracq : La route « débouche de loin en loin sur les clairières de contes de fée, où les maisonnettes, couchées à l’ombre sur la pelouse ont la dispersion bizarre et rêveuse d’un troupeau qui rumine logé au large sous des chênes.
Félix Arnaudin
« habitat et architecture rurale de la Grande Lande »
L’airial est une
réalité issue du très vieux système agropastoral landais, dont la
mise en place remonterait à la fin de l’époque médiévale.
Sur le site internet
du parc régional des landes de Gascogne l’airial est définit
comme «un aménagement de l’espace : « les
bâtiments d’habitation et d’exploitation qui se déploient sur
une pelouse (due à la présence et à la fertilisation des animaux)
plantée de feuillus (chênes, châtaigniers, arbres fruitiers…) et
ouverte à la circulation des hommes et des bêtes. »
Il faut
100 hectares de lande pour nourrir 100 brebis
Il faut
100 brebis pour obtenir 60 tonnes de fumier
Il faut
60 tonnes de fumier pour fertiliser 4 hectares de champ
Il faut
4 hectares de champ pour produire 4000 kg de grain de seigle.
Il faut
4000 kg de grain de seigle pour obtenir 3200 lg de farine
Il faut
3200 kg de farine pour fabriquer 4000 kg de pain
Il faut
1 kg de pain de seigle par jour pour nourrir un adulte
Soit
4000 kg de pain par an pour une famille de 10 personnes.
Le terme d’airial
est gascon et exclusif des Landes. Il vient du latin area,
aire; occitan : airal, aire, espace vacant, terrain
autour d'une maison. Etymologiquement l’airial est en quelque sorte
l’aire dans le sens surface.
Au XIIIe siècle l’eyrial désigne
l’emplacement concédé par le seigneur pour l’édification d’une
maison.
Les
airiaux semblent être les derniers vestiges architecturaux et
paysagers d’un système économique et social qui s’étendait
autrefois entre Adour, Garonne et Océan (le journal des Leyres n°
20 janvier et février 2002)
Ilot de colonisation au milieu de la
lande désertique et marécageuse, il va à partir du XVIIe siècle
correspondre à un front de drainage et de défrichement.
L’airial
est spécifiquement landais. En 1993 l’airial a même été
labellisé par le ministère de l’environnement. Dans La maison du
retour de Jean ¸l’auteur parle de « la maison dans la
clairière »
Aux Vieux Chênes
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